Les terres des Soeurs de la Charité (Québec): 200 ha de terre fertile cultivés depuis des générations menacés par 6.500 logements

Au Québec, ce sont 200 hectares de terres agricoles cultivées depuis 114 ans, qu’un promoteur a achetés à des sœurs qui sont menacés de construction.

Quelque 200 hectares (22 millions de pieds carrés) de terre fertile d’un seul tenant, cultivés depuis des générations et figurant parmi les derniers espaces cultivables dans l’agglomération de Québec.

Payé 39 millions de dollars par la Fondation, ce patrimoine agricole est destiné à un développement domiciliaire de 6500 logements, soit de 15 000 à 20 000 habitants.

Québec Soeurs de la Charité 5 janvier 2015.png

La contestation citoyenne est grande et ne se laisse pas compter.  Mais le Maire de Québec, lui, y est sourd et continue la procédure.Québec Soeurs de la Charit

La colère semble dirigée vers la Ville que vers les Sœurs.

Car l’agriculture urbaine concerne et touche à une faiblesse du système actuel, à savoir la Gouvernance (pour reprendre un terme à la mode).  Source: http://collectivitesviables.org/articles/agriculture-urbaine/

Les enjeux de gouvernance

Les formes et les fonctions mobilisées dans le cadre des projets d’agriculture urbaine sont directement reliées aux objectifs et aux compétences des porteurs de projet, qu’il s’agisse de citoyens, d’organismes à but non lucratif, d’entreprises privées ou d’institutions publiques. Néanmoins, le succès de l’agriculture urbaine dépend fortement de l’accès au foncier, du soutien de la collectivité ainsi que de la planification et de la réglementation municipales. Ensemble, ces facteurs déterminent dans une large mesure quoi, qui et où il est possible de la pratiquer.

En effet, l’accès au sol est un enjeu de taille en milieu urbain puisqu’il s’agit d’une ressource limitée, dispendieuse et convoitée pour de nombreux usages qui entrent parfois en concurrence. Il revient aux administrations locales de déterminer judicieusement la répartition de ces usages en fonction des localisations les plus cohérentes pour les fins visées. Ces décisions ne peuvent pas se fonder uniquement sur les propositions émanant des promoteurs de projets qui, même s’ils sont bien intentionnés, n’ont généralement pas une vision d’ensemble du territoire et des besoins de la population.

En outre, afin de limiter les nuisances et de favoriser une cohabitation harmonieuse, il s’avère indispensable de bien définir les activités permises et les seuils d’acceptabilité. Il importe donc d’intégrer l’agriculture urbaine aux démarches de planification et aux réglementations d’urbanisme. Le défi est de taille puisque les municipalités doivent également montrer l’exemple en encourageant cette pratique s’inscrivant directement dans les objectifs de développement durable et de promotion des saines habitudes de vie. Heureusement, il existe de nombreux outils pour favoriser et encadrer l’agriculture urbaine.

 

 

 

 

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