Analyses et arguments

La question de la construction sur le champ des Cailles est complexe. De fait, notre société est devenue extrêmement complexe. Les crises du changement climatique et de la biodiversité font peser de nouvelles contraintes et incertitudes sur la population de la Belgique et du monde entier. Comme l’a montré la crise sanitaire du Covid-19, elle-même un « symptôme d’une biodiversité maltraitée par l’activité humaine », ces crises s’accompagnent d’une exacerbation des inégalités sociales.

Nous avons la conviction que le projet d’agriculture urbaine, écologique et participative, qui s’est développé sur le champ des Cailles fait partie de la solution à l’échelle locale. Qu’il permet d’expérimenter une nouvelle forme de cohabitation entre les êtres humains et le reste du vivant. Qu’il contribue à construire une société plus juste et plus solidaire.

Face à l’érosion de la biodiversité et à l’artificialisation des sols, face à la crise du logement,
face à un simplisme qui oppose droit à un environnement sain et droit au logement, nous
répondons :

  • Réutilisation et valorisation des bâtiments vides et autres espaces déjà bétonnés,
  • Politique volontariste d’encadrement du marché immobilier privé et de soutien à l’accès au logement,
  • Préservation de l’une des dernières terres arables de Bruxelles pour une alimentation saine, locale et respectueuse du vivant,
  • Préservation d’une initiative citoyenne de transition socio-écologique qui crée des liens de bon voisinage et des solidarités concrètes.