Nombre d'habitant-es par surface de quartier statistique

Densité de la population en RBC

 

Nombre d'habitant-es par surface de quartier statistique
Nombre d’habitant-es par surface de quartier statistique –                                                      source: le Monitoring des quartiers

 

 

densité RBC par commune 2013 bis
Source: Monitoring des quartiers –                                                                                             Population totale de la commune 2013 / surface du quartier 2006

 

Ce chiffre =
Nombre total de la population 2013 divisé par la surface du quartier 2006

Il ressort clairement de ces statistiques que la densité dans le sud-est de Bruxelles est faible par rapport au reste de la Région, le record est détenu par WB.

 

densité RBC par commune 2013 graphe

collage

 

tableaux haut: densité de la population (unité: habitantes-)  –
tableaux bas: taux LS par ménage

 

densité des ménages privés 2013

chiffres obtenus =
nombre de ménages privés en 2013 divisé par la surface du quartier 2006

collage densité population

Plus d’informations sur la démographie en RBC : étude de décembre 2015 des autorités bruxelloises.

Les chiffres datent de janvier 2015 et portent sur l’année 2014.  Y est confirmé le grand âge des habitant-es de WB.

proportion des 18 à 29 ans et des plus de 65 ans

Y sont détaillés les mouvements migratoires internes au pays et externes.

soldes migratoires année 2014

Ces chiffres sont à replacer dans un contexte plus global.  Pour connaître la tendance durant la dernière décennie du XXème siècle, le dossier statistique n°38 de l’Institut bruxellois des statistiques et analyse « La démographie récente de la Région de Bruxelles-Capitale (2002) » fournit de précieuses informations. On peut y lire un chapitre 4 consacré au « mouvement de la population dans la Région de Bruxelles-Capitale de 1990 à 2000 »

En conclusion de ce rapport (page 63), on y lit ce qui est connu aujourd’hui et que nous relayions ici: depuis la fin des années 60 et la fin des années 90, le solde migratoire en RBC était largement négatif.  Ce n’est que depuis les années 1990 que la décroissance de population à Bruxelles s’est inversée, et cela grâce à une immigration provenant de l’étranger.

Conclusion 1990-2000

Il est constant depuis des années que les Belges quittent la RBC.  Sa population est compensée par l’immigration internationale.  Or, il est indéniable que « [l]’élaboration des hypothèses d’immigration internationale est une des plus risquées qui soit. » (BFP, Perspectives de population 2010-2060, décembre 2011, p.12, cité par l’ARAU dans l’excellent article que nous référencions ici).

L’ARAU semble plutôt parier sur l’abaissement du solde migratoire, tout en reconnaissant honnêtement que cette hypothèse doit être prise avec précaution, comme toute projection démographique:

En combinant ces deux hypothèses, ralentissement de l’immigration par le regroupement familial et accélération de l’exode urbain, on verrait donc le solde migratoire significativement baisser.
Enfin et surtout, nous souscrivons totalement aux propos de Thierry Kuyken d’IEB de novembre 2012. Source: Densifier : choix ou nécessité ?

Si le « boom démographique » annoncé constitue le premier élément utilisé par nos dirigeants pour proposer la densification de la ville, le second, celui de la faible densité de Bruxelles complète leur argumentaire. En apparence du moins, le raisonnement tient la route, une augmentation conséquente de la demande et une relative faiblesse de l’offre : il faut construire plus de logements !

Mais une analyse plus fine des données disponibles montre très rapidement les limites de cette logique tant du point de vue de la demande que de celle de l’offre. Ensuite se pose la question de la demande et des besoins réels. Les prévisions établies montrent clairement que l’augmentation de la population sera en majeure partie due aux ménages à faibles revenus (voir p.8-9). Sans attendre de voir si ces projections se réaliseront, la difficulté d’accès pour une part de plus en plus grande de ménages à faibles revenus au marché du logement est déjà une réalité.

Pourtant, ni le projet de PRAS démographique, ni le futur PRDD ne permettent de garantir une plus grande accessibilité de ces ménages au marché du logement bruxellois. Ce n’est d’ailleurs manifestement pas l’objectif des pouvoirs publics tant locaux que régionaux qui cherchent avant tout à attirer ou à retenir la classe moyenne à Bruxelles. Le « boom démographique » annoncé sert avant tout de prétexte au gouvernement bruxellois pour prolonger sa politique de revitalisation de la ville et pour augmenter son attractivité résidentielle et tertiaire, avec, pour conséquence inéluctable, un renforcement du phénomène de l’exclusion par le logement.

Prochainement: un billet sur la densité du bâti en RBC.

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